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""Chapitre 3 en cours de réécriture .""

J'attends mon nouvel ordinateur portable, qui j'espère ne bugera pas pour me couper en plein élan d'inspiration. Désolée pour les quelques personnes qui lisent ma fiction, mais la réécriture du troisième chapitre ne pourra commencer que dans quelques mois. Alors le quatrième, je n'ose même pas imaginer...
Merci pour vos avis, je reviendrais.

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# Posté le dimanche 10 mai 2009 13:22

Modifié le lundi 31 août 2009 08:03

Angel`s..smile ..""Prologue ."""¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯Premier faux-pas : I will always love you, whatever you do .

Angel`s..smile ..""Prologue ."""¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯Premier faux-pas : I will always love you, whatever you do .
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~ 27 février 2010, dans une chambre encore éclairée par la faible lueur de l'espoir, 01h00 .


__« Veni, vidi, vici . » Pour ma part, je n'ai cessé d'aller et venir, j'ai vu tout un tas de choses, et j'ai été vaincues un nombre de fois incalculables . Ici, cette nuit, je ne sais plus trop ce que j'ai fait, pourquoi je vis . Réflexion minable que se posent des milliers de gens . Pourtant je ne suis pas comme eux, je pourrais être de ces filles qui ne doutent jamais, qui vous aguichent, qui vous torturent l'esprit, et qui finissent pas s'envoler, à l'improvist . Je pourrais tout avoir . Cependant je ne me suis jamais battue pour être heureuse, pour avoir des repairs; ou bien trop peu . Au début, quand le cauchemar a commencé, j'ai d'abord cru que c'était l'appat de la complexité qui m'attirait, endoctrineée par toutes ces romances pathétiques que les adolescents adulent . Je lui trouvait un goût de poésie, un goût de mélancolie, à cette complexité . Elle était tout ce que j'avais à raconter, tout ce qui me faisait vivre . Puis je l'ai rencontré, lui et sa joie de vivre, et j'ai fait l'impardonnable erreur de continuer à choisir les solutions les plus complexes, les chemins les plus tortueux . Impardonnable, ai-je dis, pourtant il m'a pardonnée, à chaque fois . J'aurais tellement voulu qu'il me dise que tout ça aurait une fin, j'aurais tellement voulu qu'il me dise qu'au prochain dérapage, ce serait terminé, qu'il n'y aurait pas d'énième chance . Mais il a continué à pardonner, aveuglé par cet amour dévorant qui lui bouffait les yeux . Je savais chaque étincelle de son regard dédiée à moi, alors je poursuivais, j'attendais qu'il me dise stop . Au lieu de ça, il a écouté mon « C'est parti! » un peu trop euphorique, et m'a suivie dans les ténèbres . Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même . Je l'ai écarté de l'amour pour l'emmener à la passion, destructrice . Dépendants l'un de l'autre, chacun a puisé dans les réserves de notre couple, de ce duo que les autres qualifiaient de « parfait » . Si ils avaient su... Aujourd'hui il n'y a plus de réserves, elles se sont épuisées au fil de nos faux-pas . Il n'y a plus de réserve et je me sens vide . Il n'y a plus de réserves, et il n'est pas là . Il a voulu briser cet équilibre malsain qui me tenait en vie, il a dépassé les limites que nous nous étions inconsciemment fixées . Il est sorti de la ronde infernale, et je tourne maintenant seule . Je lui ai dis que c'était trop facile pour lui de me laisser choisir, qu'il n'avait pas le droit . Je ne sais plus ce qu'il a répondu, mais je sais qu'il a dit ce qu'il fallait, puisqu'à présent, il est loin de moi . Je suis allée trop loin, et les frontières du raisonnable franchies, je ne sais plus où aller . Y a-t-il une chance que l'espoir qui m'aide à tenir éclaircisse le néant qui m'entoure?





K.

# Posté le dimanche 22 février 2009 13:13

Modifié le samedi 16 mai 2009 08:52

. ""Chapitre 1"""¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯De la bile, et quelques souffles manqués..

. ""Chapitre 1"""¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯De la bile, et quelques souffles manqués..
"__~ Berlin, 22h30 ."""__27 Juin 2009 .


Je descends du rebord de la fenêtre, en faisant bien attention de ne pas tomber, puis la referme d'un geste mou . J'abandonne ma guitare contre le mur, et je ne peux m'empêcher de penser que ça avait été la dernière fois que je ressentais le plaisir de faire glisser mes doigts sur ses cordes. Le goût de la mélancolie se dépose doucement sur mes papilles, et je sens la nausée qui approche . Plaquant une main sur ma bouche je cours jusqu'aux toilettes et fait violemment claquer la porter contre le mur pour me jeter sur la cuvette et y déverser tout le peu de nourriture que j'ai ingurgité dans la journée . Agitée de soubresauts, j'agrippe une de mes mains à mes cheveux tandis que l'autre lasserre la peau de mon ventre. Mon corps se recroqueville de lui même, collant mes genoux à ma poitrine et y enfouissant mon visage dans un enchainement mécanique. Ma gorge me brûle, et le goût acide dans ma bouche me donne une nouvelle fois envie de vomir. Mais je parviens à me retenir, et me relève, chancelante, plaquant les mains au mur pour ne pas retomber. Je trébuche, m'approche du lavabo et me rince la bouche au robinet, avant de me mouiller le visage, dans l'espoir de faire disparaitre cette fichue migraine qui ne me lâche pas depuis plusieurs jours. Je relève la tête, malgré l'élancement continu dans ma nuque. je fais face au miroir, et tombe nez à nez avec mon reflet. Mon teint est si pâle que l'on pourrait me prendre pour un cadavre. Je pousse un long soupir las, et continue l'inspection de mon visage. Mon regard se pose sur mes lèvres bleuies, que je m'empresse de masquer avec un rouge à lèvre nacré brun-beige, ne voulant pas que quelqu'un remarque l'état pathétique dans lequel je me trouve ce soir. Je remonte jusqu'à mes yeux, et esquisse une grimace devant la largeur de mes cernes. Je les couvre avec du fond de teint, en profitant pour m'en mettre sur tout le visage. Inévitablement, mon regard stérile m'arrache un cri étouffé. Il est éteint, vide. Une brusque vague de souvenirs submerge mon esprit, et sursautant presque, je ferme précipitemment les yeux.
Je ne m'attarde pas devant la glace et jette un rapide coup d'½il à ma montre: il est déjà l'heure. L'heure de me révéler à ceux qui n'ont pas encore eu le malheur de gouter à ma lâcheté. Mais je n'ai pas le choix. C'est plutôt une obligation, un ultime moyen de les épargner. Passant une main gelée sur mon visage pâle, je m'empare du masquara et me maquille maladroitement les yeux, manquant plusieurs fois de faire glisser la brosse sur ma paupière.


(...)


- Il faut y aller .


(...)


- Tu vas leur dire alors ? me demande mon oncle, arquant un sourcil étonné.
- Oui, je lui réponds, la voix tremblante et le coeur au bord des yeux, un sourire défait en coin, il faut savoir s'assumer, quelques fois.


Je n'ai pas le choix, je fais ce qu'il faut. Qu'ai-je à perdre, après tout? Quelques amis pour qui mon départ serait une bonne chose, un passé et un présent que je suis désireuse de quitter, une façade de mensonges, sans laquelle j'aurais sans doute réussi à m'en sortir? J'ai piétiné mon bonheur, et je m'apprête à recommencer. Pour leur bien. Ma vie ne tient plus qu'à un fil, j'en suis consciente. Et ce fil, je le sens, finira tôt ou tard par céder sous le poids de mon existence. Non vraiment, je n'ai plus rien à perdre. Mais eux, si. Et puisque je ne vis plus, puisque je n'ai jamais vécu, je me dois de les préserver, de préserver leurs sourires, de préserver la lueur au fond de leurs pupilles, de préserver leurs rires. Leurs pleurs également, puisque vivre, c'est aussi souffrir.


*



Je viens de fermer la porte de l'appartement . Et me voilà qui descend les escaliers , presque déçue d'avoir fais si vite, quand je me rends compte qu'il y a quelque chose qui cloche; j'ai oublié mon sac à l'intérieur. __Je remonte les marches que je venais de dévaler , le noeud au creux de mon ventre se faisant de plus en plus imposant, et montant progressivement dans ma gorge . Je glisse difficilement une des clés dans la serrure, mes mains tremblantes ne me facilitant pas la tâche . Evidemment, ce n'est pas la bonne . J'en essai une autre, mais la porte ne s'ouvre toujours pas . Je sens des larmes d'énervement me monter aux yeux, et donne un violent coup de pied dans le battant, me faisant horriblement mal, au passage .
Après cinq clés, et après maints efforts pour ne pas hurler de douleur, j'entends enfin un déclique . J'entre dans l'appartement, aperçois mon sac à main posé sur le buffet de l'entrée. Je l'attrape et envoie valser mon téléphone portable, qui indique un nouveau message, à travers la pièce. Peu importe, dans quelques jours j'aurais changé de numéro.
Je ressors, fermant la porte à clé, et prenant le temps de réajuster ma veste, tout cela le plus lentement possible . Mon inconscient - ou pas, c'est selon - repousse l'échéance comme il peut. Je descend à nouveau l'escalier qui mène au parking et rejoins Marc dans la voiture. Une fois installée, il me lance gaiement :

- Alors, enfin prête?
- Oh tais-toi! je bougonne, croisant les bras devant ma poitrine.
- Ah! Quelle gamine! Je ne sais pas si c'est très raisonnable de te laisser aller à cette fête alors que tu as à peine 5 ans...il réplique, dissimulant difficilement son sourire taquin.
- Maaaaarc! Tais-toi et conduis! On ne va jamais arriver si tu continues à parler autant, je tranche, agacée par sa bonne humeur.


Me tirant la langue, il met le contact et glisse un CD choisit au hasard dans l'autoradio. Quelques secondes s'écoule, puis des accords de guitares que je ne connais que trop bien emplissent l'habitable de la voiture. Reconnaissant la chanson, je me fige et enfonce instinctivement mes ongles dans mon bras, ma respiration se bloque. Une voix magnifique vient se joindre à la guitare, sa voix, la sienne. Essayant de me calmer, je tente de me convaincre que s'il avait écrit cette chanson pour moi, il n'y aurait pas eu ce «Reste» tranchant à la fin. Il m'aurait simplement dit de partir, que c'était mieux pour tout le monde. Je ne veux pas lui manquer. Je ne veux manquer à personne. Seulement voilà, ce «Reste» est bien là, et tous les «Va-t-en» de la chanson n'y changeront rien. Je vais les détruire, tous, encore une fois.


*



Il est temps de comprendre...
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# Posté le mardi 03 février 2009 17:15

Modifié le vendredi 29 mai 2009 12:28

. ""Chapitre 2"""¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯« Seule la fiction présente souvent des versions extrêmes du bien et du mal. Dans la vie, il n'y a que des bons et des mauvais choix, dont on ne peut parfois juger qu'en fonction de leurs conséquences. Et encore. ».- Lisa Hunger. Cours ma jolie..

. ""Chapitre 2"""¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯« Seule la fiction présente souvent des versions extrêmes du bien et du mal. Dans la vie, il n'y a que des bons et des mauvais choix, dont on ne peut parfois juger qu'en fonction de leurs conséquences. Et encore. ».- Lisa Hunger. Cours ma jolie..



"__Rouen, 8h00 ."""__Jeudi 7 Avril 2006.

Elle ferma les yeux. Elle détestait cette connasse d'assistante sociale, elle détestait ce bureau, elle détestait sa mère, son père qu'elle n'avait jamais connu, elle les détestait tous.

- Mademoiselle, il est normal que vous vous sentiez mal. Je peux vous conseiller un psychologue que je connais bien, il saura vous aider.

Qu'elle se taise, bon Dieu, qu'elle se taise une bonne fois pour toute! Elle n'en pouvait plus de cette compassion, de cette hypocrisie.

- Mademoiselle, vous m'entendez?
- Oui .

Oui, bien-sûr que oui, elle l'entendait. Malheureusement.

- Un éducateur va vous conduire chez vous pour que vous récupériez quelques affaires avant de partir.
- Bien, lâcha Mhelody dans un soupir.

L'assistante sociale lui adressa un regard désolé et pianota sur les touches de son téléphone avant de coincer le combiné entre son épaule et son oreille. Mhelody n'écouta pas ce qu'elle dit, elle était trop mal. Elle se sentait tellement fragile, tellement seule. Ses doigts tremblants frottant ses yeux fatigués, elle se mordit la lèvre inférieure, fébrile. En plus de devoir se rendre chez un homme qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, elle allait avant devoir retourner là-bas, chez elle, dans cet endroit où elle avait vu tout son espoir s'envoler. L'image de sa mère, inerte, morte sur le sol de l'appartement la hantait encore, et elle espérait que les lieux auraient été nettoyés depuis la semaine passée. Elle ne pourrait pas supporter à nouveau l'odeur morbide qui régnait dans la pièce lorsqu'elle était rentré chez elle pour la dernière fois. Rien que d'y penser, une nausée lui serra les entrailles, et elle dut faire un effort considérable pour ne pas vomir sur le beau bureau en teck de la femme qui venait de lui annoncer que sa vie allait une nouvelle fois être sabordée.

- Bien. Vous pouvez attendre dans le couloir.

Mhelody pris son sac, cala son trench-coat dans le creux de son coude et se leva, remettant au passage une mèche de cheveux bruns qui lui barrait la vue.

- Oh, j'oubliais! Il faut que vous signiez ici,
annonça l'assistante sociale en désignant un encadré en bas d'un document, et votre parrain devra également signer, à l'endroit prévu. Vous nous renverrez le papier une fois cela fait à l'adresse indiquée.

Mhelody se saisit du stylo que lui tendait la femme et griffonna sa signature d'une main tremblotante, puis prit la feuille et la glissa dans son sac d'un geste mou. Elle se força à sourire à la pimbêche qui se tenait toujours devant elle, le visage paisible, vierge de tout problème. Elle sortit dans le couloir et s'assit sur un des nouveaux sièges métalliques et inconfortables, dont le personnel était pourtant très fier. Se rappelant qu'elle avait senti son portable vibrer au cours de l'entretien, elle le sortit et lut avec tristesse les mots qui s'affichaient sur l'écran:

« Je ne t'oublierais pas. Ton Aidan. »

Oh que si, il allait l'oublier. Il allait même faire mieux; rencontrer d'autres filles, et leur faire cette même belle promesse.


*


"__9h30 ."""

Un éducateur était venu la chercher, et la voiture grise du jeune homme se garait maintenant devant un immeuble. Mhelody ouvrit sa portière pour descendre sur le trottoir. Dès qu'elle fut dehors, un vent glacé ébouriffa ses cheveux, et elle enfila son manteau rapidement. Complètement bouleversée, elle s'avança vers l'entrée, sans pour autant gravir les marches qui la séparaient du bâtiment. Elle sortit lentement des clés de sa poche. Le tintement familier lui arracha un faible gémissement. Elle n'allait pas y arriver. Elle n'allait pas franchir le seul de l'immeuble. Elle n'était pas assez forte. Elle ferma les yeux, pour mieux se convaincre que tout cela n'était pas réel. Sous la pluie battante, elle essayait d'oublier un peu de son malheur.


*


__Ecoute.
Un bruit de klaxon la sortit brusquement de ses pensées, la faisant sursautée. Désorientée, elle regarda autour d'elle, et se rembrunit aussitôt en se rappelant ce pour quoi elle était là. Elle inspira une grande bouffée d'air pour se donner un peu de contenance, et marcha lentement jusque sur le perron de l'immeuble délabré. Au grincement des planches en bois, elle eut un petit sourire triste. Elle aimait cet endroit, malgré toutes les choses qu'elle y avait subit, malgré tout le malheur qui en émanait. C'était son refuge, après les cours. Sa mère n'y étant jamais, c'était son chez-soi bien à elle. Ravalant ses souvenirs, elle poussa la porte d'entrée et pénétra dans le petit hall sombre où étaient entreposées toutes les boites aux lettres. Elle ouvrit la sienne, mais comme presque toujours, elle était vide. La refermant, elle se tourna vers les escaliers. Prenant son courage à deux mains, elle monta les marches. A chacune d'elle, son anxiété grandissait un peu plus. Son c½ur s'affolait, et elle avait de la peine à avancer correctement, tant ses jambes tendaient à fléchir. Arrivée dans le couloir du premier étage, et se sentit faiblir, et dut s'appuyer contre le mur pour ne pas tomber. Elle avait envie de hurler, de haine, de peur, de tristesse. Elle ne voulait pas retourner là-bas, c'était trop douloureux, la plaie était trop fraiche. De quels droits ces inconnus se permettaient-ils de lui infliger un pareil supplice? La respiration saccadé, et parvenue devant la porte n°11, elle posa sa main sur la poignée ronde qui tenait à peine, et la fit pivoter. Un grincement désagréable lui arracha une grimace, et d'un geste prompt elle ouvrit la porte, faisant s'envoler des feuilles qui trainaient sur le sol. Ses yeux se remplir de larmes, et un torrent de sel inonda aussitôt ses joues. Elle les essuya du revers de sa main, étouffant ses sanglots.
Tout était resté identique. L'appartement était toujours aussi mal rangé, les couverts sales du dernier dîner était encore posés sur la table basse, la grande lampe suspendue au plafond au centre de la pièce clignotait, et la couverture dans laquelle Mhelody se blottissait tous les soirs pour ne pas avoir à dormir avec sa mère était roulé en boule dans le vieux canapé usagé. La jeune fille ne put s'empêcher de poser les yeux sur l'endroit où elle avait trouvé sa mère morte. Son corps n'y était plus, comme elle l'avait espéré quelques heures plus tôt. Mais en sentant la mélancolie prendre place dans le chaos ses sentiments, elle se rendit compte qu'elle aurait préféré la voir une dernière fois, pour réaliser qu'elle l'avait définitivement perdue. Elle ne rentrerait plus jamais en espérant que sa mère lui annoncerait qu'elle arrêtait la drogue, en espérant qu'elle ne serait pas ivre, en espérant qu'elle la prendrait dans ses bras, en lui disant qu'elle était désolée et que tout allait s'arranger. Elle n'avait plus rien à espérer, parce que même si c'était triste à dire, sa mère, c'était sa vie. Maintenant qu'elle l'avait laissée, elle était seule, et elle était du genre à avoir besoin de quelqu'un pour vivre. S'occuper d'elle-même, elle ne l'avait jamais fait, et elle ne voulait pas commencer. Il y avait toujours eu des soucis plus importants que les siens, à tel point qu'elle était certaine d'être incapable de faire un choix qui la concernait uniquement. Elle se massa la nuque d'une main moite, et d'un pas hésitant, enjamba le tapis de feuille noircies sur le sol, afin d'atteindre une petite pièce sombre, dépourvue de fenêtre, où la lumière n'entrait que par les fissures des planches en bois du mur. Elle posa son sac devant la porte, et s'assit sur le parquet vermoulu, appuyant sa tête contre le mur. Se saisissant d'un tournevis qui trainait là, elle fit levier et souleva une des lattes. Une petite boite rouge, verte et jaune en métal, apparue alors, sur laquelle était gravée des dates, des dessins, des mots. Mhelody caressa les inscriptions du bout de ses doigts gelés, ne pouvant s'empêcher de sourire face au flot de souvenirs s'abatait sur elle. Ramenant ses jambes contre sa poitrine, elle prit la boite à musique sur ces genoux, et, fébrilement, en souleva le couvercle. Une jolie mélodie emplit aussitôt la pièce, arrachant un petit rire ému à la jeune fille. Tout en tournant la molette pour ne pas que la musique s'arrête, elle chercha des yeux une enveloppe en papier kraft, dans le fouillis de lettres et de croquis. Lorsqu'elle la trouva, elle la prit et l'ouvrit, puis en sortit une feuille au hasard et la déplia. Au fil des mots, elle sentit son c½ur se serrer, et elle avait l'impression qu'il pouvait exploser à n'importe quel moment. Il battait d'un rythme acharné, obligeant Mhelody a crisper ses doigts sur la fine feuille pour trouver le courage de la lire entièrement. C'était une douleur insoutenable, pire que les coups qu'elle avait pu recevoir au cours des divers affrontements entre les jeunes du quartier, pire que si on lui avait arraché un membre, elle en était sûre. Cependant, elle avait besoin de ressentir ce déchirement. C'était sa façon à elle d'accepter la fin de sa vie ici.
Passant une main sur son visage trempé, elle remit la lettre dans l'enveloppe et plaça cette dernière dans la boite, qu'elle posa au fond de son sac. Elle se releva et quitta la pièce minuscule, pour entrer dans la chambre. Ne souhaitant pas passer plus de temps là, elle ouvrit le placard pour y prendre un sac à dos noir dont elle ne se servait jamais et y fourra quelques vêtements. Elle passa son bras dans une des bretelles et mit le sac sur son dos, puis, décidée, elle traversa l'appartement sans s'arrêter et ferma la porte d'entrée derrière elle doucement pour ne pas la faire claquer. Tentant tant bien que mal de garder une respiration normale, elle dévala les escaliers et quitta l'immeuble avant de s'engouffrer dans la voiture qui l'attendait. Pas une fois elle ne se retourna. Finalement, elle y était arrivée. Et inconsciemment, en laissant derrière elle son passé, sans y jeter un seul regard, elle avait choisi d'oublier. Pour réapprendre la vie, et s'en sortir.


_____________________« Il n'est pire servitude que l'espoir d'être heureux. »____________Carlos Fuentes
Car tu sais, rien n'ira mieux .




K.


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_________________________Voilà voilà. Qu'est-ce que vous en pensez?______________________'___Enfin je dis vous, mais y'a personne. ><_________________________ ________'_________________Brefons, moi je suis plutôt satisfaite de ce_________________________ __________________'_______chapitre. Pour l'image, toutes les photos_________________________ _________________________'viennent de DeviantArt, comme les autres_________________________ _________________________'du blog. N'hésitez pas à laisser vos avis, _________________________'j'en ai vraiment besoin pour m'améliorer. :)
___________________________________________________'____Tchus.

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# Posté le vendredi 08 mai 2009 17:08

Modifié le samedi 16 mai 2009 16:38